JEFAISJEVEUX

mercredi 04 février

Allumeth

Je sais pas ce qui me prend mais j'aurais bien tout balayé de la main et fait s'envoler toutes les lettres, un truc comme quand on craque, mais je t'explique une chose : les cheveux à la verticale j'ai cru comprendre l'épreuve, ou bien non je l'ai belle et bien comprise alors si l'on aime mes écarts et mes changements de ton j'en ferai une longue musique bleutée que tu le veuilles ou non, avant je savais pas ce que ça voulait dire s'accrocher : voilà chose faite. La fierté n'en est que plus grande, allez regarde devant c'est le bout bientôt.
Ca veut pas rien dire mais peut-être avait-il raison lui quand il disait que je veux en montrer mais pas trop quand même. Toutes ces troisièmes personnes du singulier en désignent beaucoup, et je crois dire vrai peut-être trop souvent, oui c'est vrai, mais cela s'appelle l'auto-persuasion. Je passe d'une chose à l'autre comme ça c'est que je ne veux pas suivre de règle mais à partir de maintenant il le faudra.
Et je laisserai plus ces choses de côté.

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samedi 03 janvier

Un peu d'irréel

kaleidoscope

C'est le matin qui rampe à ma porte mais je ne lui ouvre pas. C'est la loi du plus fort qui s'est estompée avec les années pour revenir plus puissante encore. C'est l'envie des images claires de mon univers qui grimpe après mes murs, elle m'a devancée, je dois apprendre à voler. Ce sont leurs notes qui me tuent, dans un train une rue ou un visage. C'est pas mes mots qui me font peur ce sont les leurs. C'est pas la route qui me fatigue c'est le temps qu'on y passe. C'est pas le temps perdu qui me fera du tord, sauf quand j'écoute "Time" des Pink Floyd, là je me vois repenser à cette maison comme un souvenir et je n'arrive pas à discerner la réussite de l'échec. "Ça me fout en boule que tu dises une chose pareille." Je suis beaucoup mieux avec les cheveux bleus. Mais le ciel ne m'a pas donné la blondeur, pas comme mes frangins à têtes d'or. Une danseuse ventousée à la table bleue, un ciel sans trouble dont il faut profiter, bienvenue sur mon répondeur, bienvenue dans le neuf.
Bienvenue dans le neuf. Dans la fin mais le début. Cette année où j'entrerai dans la vingtaine. Où le germe doit prendre, où les heures devront être comptées. Où le désordre ne sera plus de vigueur, j'arrête l'étau. Où la mollusque attitude ne pourra être de vigueur, j'arrête la télé. Ce ne sont que des semblants de nouveau, ou peut-être en est-ce bien un, j'arrive pas à savoir si c'est moi ou le temps qui le dit. L'action ou le destin. Le libre ou le soumis. Dieu, y'a quelqu'un ? J'ai donné un sens aux chiffres peut-être pour forcer le destin en me forçant moi-même et nous verrons bien si le bon court de l'année a un rapport avec la qualité de la soirée qu'on passe pour y basculer. Si c'est le cas c'est bien parti.

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lundi 29 décembre

OK

ciel

filletexture

Mise en place du processus.
On y arrivera.

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lundi 22 décembre

ou le brouillard

La chat est aux aguets. La souris va se faire bouffer. Ondulations de corps sur le carrelage. Rayons de lumière noire. Herbe verte et dialogues à la télé. Je me rappelle j'ai chanté "the lunatic is on the grass" à cet inconnu dérangé devant la gare de bordeaux. Et après c'était moi la lunatique entre des carrés d'herbe sous un ciel menaçant.
Je sais pas, je sais pas.
Je sais plus poser mes doigts sur les touches. Je sais qu'on pense que c'est la facilité. C'est la gravité trop attirante. Je sais pas m'étirer du poids. Je sais plus penser à autre chose.
Je ne sais pas leur dire.
Ils ne savent plus m'entendre.
C'est la facilité, je ne savais pas leur montrer en riant. C'est le déclin de saison. Hier c'est vrai on a basculé dans l'hiver devant un feu de cheminée, et ça aurait sans doute été plus fun si je m'en étais rendu compte. Mais dans un lit blanc je suis jaune et rose et je regarde des dessins d'animaux morts, ça me dégoute mais peut-être que ça s'arrêtera à la page suivante ?
Peut-être que ça s'arrêtera demain. Le soleil retrouvé n'y a pas changé grand chose. C'est le grand vide qui s'incorpore, encore. Tout ça à cause de l'attrait de la gravité. Je n'ai plus mal au dos. Mais jai du mal à marcher.
Pas d'euphorie. Mais des courants d'eau.

Posté par lawlie à 20:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 20 décembre

Valser

C'est étrange. Je suis de retour dans la maison, et le soleil brille aujourd'hui. Retour à ma place, dans ma chambre vidée de l'essentiel, le chat a un trou dans la tête, il a décapité deux rats pour se venger ce matin, les souris faisaient un boucan pas possible dans mon plafond cette nuit et elles ont tout bouffé dans mon armoire. De la sciure sur les jeans. Quand on rentre et que ça faisait longtemps, on peut sentir l'odeur que l'on porte. Qu'il y a dans la maison familiale. Et rien n'a changé, mais moi ça me fout un peu le blues. Je me souviens l'ennui de l'ennui, et je pense à des choses comme quand j'allais dans la cuisine à 3h du matin, les pensées en vrac, et l'ivresse aux joues, à des choses comme ce jeu que je pourrai pas lui montrer, et ça m'angoisse un peu, mais je ne m'attarde pas sur ça, just because the sky turned from grey into blue.
Je viderai mon appareil photo des choses passées et le remplirai ce soir, ce soir j'aurai ce dont je n'ai eu que trop besoin durant ces deux mois passés là-haut. L'euphorie. Une nuit c'est trop court.
Traverser la France hier c'était éprouvant. Je déteste être coincée entre une fenêtre et un type qui dort. J'ai besoin de bouger dans un train. Mais c'était l'inconnu devant moi qui se dégourdissait les jambes, en n'oubliant pas de me filer des coups de pieds incessants. Sans pardon ni regard. Et l'odeur des heures enfermées qui monte. Le temps qui n'avance pas, et le retard accumulé par le train. Je me demande si je finirai par m'y faire sans devenir une boule de stresse à la fin, mais bon, ça fini par passer.
J'aime me faire toute une montagne des choses que je dois faire, parce que ça les rend pas si terribles que ça au final. Mais ça implique la sur-estimation de certaines choses. Tant pis, ici, il fait beau. On ne m'avait pas menti. J'ai envie de danser.

pului

Posté par lawlie à 15:50 - Commentaires [1] - Permalien [#]